Designing for VR

There has been a lot of interest for VR lately. Oculus is set to release a final product in 2016 and Google just announced tools for building and designing VR experiences at Google I/O.

Virtual Reality seems to be very difficult to get right, and that’s probably why it hasn’t reached mass market yet. Hopefully, some people are working on it. I’ve gathered a few resources you’ll need if you want to build virtual reality experiences.

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Review of the first FirefoxOS phone : the Geeksphone Keon

geeksphone-keon

Following Palm’s trails, Mozilla is pushing its own phone OS based on Web technologies. Not to end the same way, Mozilla is betting on openness by allowing anyone to build FirefoxOS phones and apps. The corporation has also decided to start with emerging markets, leaving the western markets to Android, iOS, Windows8 and others.

The first dedicated handsets just came out last week. Built by the spanish company Geeksphone, the Keon and the Peak are not targeted to end users: they are development devices. I ordered the cheapest one to see what the user experience is like, and maybe create an app in the future.

Comment tester l’ergonomie de son site, même sans budget : les tests Guérilla

Cet article est la suite d’une série qui reprend ma présentation à la conférence Paris Web 2011.

Dans un précédent article, nous avons vu comment il est possible de réaliser des tests utilisateurs soi-même, avec peu de moyens. Pour ceux qui considèrent que le coût reste trop élevé, il existe une deuxième méthode encore moins onéreuse.

La méthode “Guérilla”

Monter au front : Guerilla Testing

Aussi connue sous le nom de “méthode Commando”, cette méthode reprend les éléments de la méthode Do-It-Yourself (DIY) mais dans un environnement différent. L’idée principale est de réaliser les tests dans la nature avec n’importe qui. On réduit les exigences et donc les coûts pour faire plus facilement des tests.

Le lieu

La première différence avec le test DIY, c’est le lieu. À la place d’une salle de réunion, nous allons réaliser nos tests utilisateurs dans un lieu public. Il faudra bien le choisir. Évitez les endroits trop bruyants, vos enregistrements seront inexploitables sinon. Favorisez les lieux plutôt calmes, vos utilisateurs en auront également besoin pour se concentrer sur votre scénario.

L'intérieur d'un café Starbucks

Pour plusieurs raisons que je vais détailler plus loin, les cafés de type Starbucks permettent de réaliser des tests guérilla dans d’assez bonnes conditions. Ils possèdent souvent une salle calme éloignée du comptoir, des sièges confortables et on peut y rester aussi longtemps que nécessaire.

S’il n’y a pas de Starbucks dans votre ville, vous pouvez essayer dans une bibliothèque ou un espace de co-working. Évitez les restaurants : manger n’est généralement pas compatible avec l’utilisation d’un ordinateur.

Ces lieux publics ne vous coûteront rien, sauf si vous consommez. Même dans ce cas, cela reste négligeable.

Les utilisateurs

L’autre différence importante avec un test D.I.Y., est la manière de recruter les utilisateurs. On est clairement dans l’optique «n’importe quel testeur vaut mieux qu’aucun test». Donc, au lieu de prendre rendez-vous avec des utilisateurs, vous allez simplement les choisir sur place.
Même si cela peut sembler intimidant au premier abord, il suffit d’un peu d’audace pour réussir à trouver des volontaires.

Voici quelques astuces qui vous aideront à les trouver :

  • choisissez une personne qui ne fait rien de spécial. Quelqu’un qui boit simplement son café, qui joue avec son téléphone portable ou qui lit un magazine par exemple.
  • ne lui faites pas peur. Présentez vous poliment. Si vous souriez c’est encore mieux.
  • jouez sur les sentiments. Il ne s’agit pas de susciter la pitié, mais dites simplement que vous avez besoin d’un peu d’aide sur votre projet. Expliquez brièvement votre démarche.
  • offrez un café, une pâtisserie ou une connexion au WiFi à ceux qui ont un ordinateur.

Avec un peu d’entraînement, il sera assez simple de convaincre quelques personnes. Et étonnamment, elles acceptent souvent de vous aider sans contre-partie.

Le déroulement d’une session

Avant tout, vérifiez que votre site est prêt à être testé et votre logiciel prêt à enregistrer.
Vous pouvez ensuite aller à la recherche d’un testeur.
Lorsque vous l’avez trouvé, il sera assez difficile de le convaincre d’être filmé. Ne gardez que l’écran et le son si c’est possible.
Expliquez-lui le déroulement d’un test et plongez rapidement dans votre scénario.
Essayez de limiter la durée d’une session. Avec 5 à 10 minutes, vous devriez avoir assez de temps pour réaliser une ou deux tâches simples.
Lorsque vous avez terminé, remerciez votre utilisateur et prenez des notes.

Ce type de session est généralement moins formel, ce qui peut affecter la qualité des résultats. Il faudra donc développer vos qualités d’observateur pour que le test ne se transforme pas en simple discussion de café.

Passage en caisse

Si on fait le compte, le prix d’un test guérilla coûte:

  • entre 0 et 5€ (si vous consommez) pour lieu;
  • environ 10€ par utilisateur;
  • rien pour l’observateur;
  • rien pour l’enregistrement si vous optez pour des logiciels gratuits.

On obtient donc un test qui revient à 10€ par utilisateur, soit 4 fois moins cher qu’un test DIY. Son coût réduit est alléchant, mais il est beaucoup difficile à réaliser et la qualité des résultats est plus aléatoire. Vous pouvez opter pour ce type de test :

  • lorsque vous êtes un observateur suffisamment expérimenté;
  • lorsqu’il vous faut des itérations rapides, en début de projet par exemple;
  • lorsque le test ne nécessite pas de connexion internet (prototype ou wireframe);
  • lorsque votre site est utilisé en situation de mobilité.

Dans le prochain article sur les tests utilisateurs, nous verrons comment tester sans bouger de votre bureau avec les tests à distance.

Comment tester l’ergonomie de son site, même sans budget : les tests Do-It-Yourself

Cet article est le premier d’une suite d’articles à paraître.

Cette année, pour la première fois, j’ai participé à la conférence Paris Web en tant qu’orateur.

Alors que je faisais partie de l’équipe organisatrice les années précédentes, j’ai voulu cette fois-ci partager mon expérience en proposant une présentation. Après avoir testé quelques idées, le sujet qui semblait le plus intéressant concernait les tests utilisateurs. Les éditions précédentes en avait déjà parlé, mais jamais comme sujet principal. J’ai donc envoyé une proposition à l’équipe sur le sujet pour en parler. Stress, angoisse et excitation : le sujet a été retenu.

Le 13 octobre 2011, j’ai donc présenté «Comment tester l’ergonomie de son site, même sans budget».

Après une introduction rapide et un rappel de ce qu’est un test utilisateur, j’ai décidé de me concentrer sur le coût de ces tests.

Pourquoi réaliser des tests moins chers ?

Dans mon expérience, le budget nécessaire est un des gros obstacles qui font que de nombreux projets sortent sans qu’il y ait eu de tests utilisateurs préalables.

Réduire le coût a plusieurs effets :

  • tester devient une option envisageable : même avec un budget réduit, il est possible de tester l’ergonomie de son site avant sa sortie.
  • convaincre son boss : une facture réduite permet d’obtenir l’accord de son boss plus facilement, voire de s’en passer («Undercover UX»).
  • des tests plus fréquents : il est possible de tester tout au long du projet. L’erreur serait de penser qu’on économise en ne testant qu’à la fin. Les gros problèmes qui seraient détectés pourraient alors remettre en cause des mois de développement. Mieux vaut tester tôt et souvent.
  • réduction des risques : au pire, si le résultat n’est pas concluant, on n’aura perdu qu’un peu d’argent. Tester ne fait plus peur.

Pour y arriver, j’ai proposé trois méthodes, toutes réalisables avec peu de moyens. La première méthode consiste à faire les tests soi-même.

D.I.Y. (Do it yourself), faire les tests soi-même.

Cette méthode est parfois connue sous le nom de «Hallway usability testing» (tests d’utilisabilité de couloir).

Pour ce tests, il faut plusieurs ingrédients: des utilisateurs, un site, un observateur, de quoi enregistrer et un scénario. L’idée principale est de réduire les exigences pour certains paramètres.

Les utilisateurs

Trouver des utilisateurs est une des étapes qui semble la plus difficile lorsqu’on n’a jamais organisé de tests. Une ergonome connue à qui j’avais posé la question m’avait répondu : «Tu te sors les doigts du !$@». Et elle avait raison. Il suffit d’aller chercher des participants là où c’est le plus simple:

  • les proches : demandez à votre femme, votre cousin ou vos amis. Ils vous aideront facilement. Cependant, il faudra bien filtrer les commentaires dont le but est de vous faire plaisir ou de vous encourager («j’aime bien ce que tu as fait là»).
  • les collègues : ils ont tout intérêt à ce que le projet marche et donc à vous aider à améliorer l’ergonomie. Ils ne sont pas très loin (le bureau d’à côté) et il suffit souvent de leur payer un café. Il faut faire attention à ceux qui travaillent directement sur le projet car ils ont souvent des motivations pour influencer le projet dans un sens ou un autre.
  • les étudiants : ils sont souvent fauchés et ne sont généralement pas contre se faire un peu d’argent en participant à des tests. Si vous connaissez des profs, ils sont généralement partant pour envoyer des étudiants se confronter à des cas réels en entreprise.
  • les vrais utilisateurs : si votre site existe déjà, certains utilisateurs ont souvent envie de faire part de leur remarques et testeront volontier une nouvelle fonctionnalité ou une nouvelle version.

Pour ces testeurs, il faudra prévoir un budget moyen de 40€ par utilisateur. C’est un budget raisonnable mais le montant est suffisamment attractif pour trouver des participants. Pour le mode de paiement, tout dépendra de ce que permet votre comptabilité. Il est courant d’utiliser des chèques cadeaux ou des bons d’achat.

L’observateur

L’observateur a un rôle important: c’est lui qui va garantir le bon déroulement des sessions. Pour cela, il va:

  • assister techniquement l’utilisateur lorsqu’il rencontre des difficultés techniques qui ne sont pas liées au test: déverrouiller un ordinateur qui se serait mis en veille, par exemple;
  • expliquer le déroulement du test;
  • indiquer les tâches à réaliser, sans donner d’indices;
  • inciter l’utilisateur à progresser dans le scénario s’il s’attarde trop sur une tâche;
  • rappeler à l’utilisateur de parler à haute voix;
  • répondre aux questions qui empêchent vraiment l’utilisateur d’avancer.

Ces missions sont plutôt simples et ne nécessitent pas de connaissances particulières. Cependant, il faut faire très attention à ne pas donner d’indices à l’utilisateur qui pourraient fausser le résultat du test. Par exemple, sur un site de e-commerce, si l’observateur énonce: «Recherchez un produit», cela risque d’aiguiller l’utilisateur vers le moteur de recherche alors qu’il aurait pu parcourir les catégories de produits plutôt.

L’observateur doit rester neutre. Et pour y arriver, le plus simple est d’avoir un discours écrit à l’avance et de s’y tenir.

N’importe qui peut jouer le rôle d’observateur, y compris vous-même. Il n’est donc pas nécessaire d’engager quelqu’un.

Le lieu

Habituellement, les tests d’utilisabilité sont réalisés dans un laboratoire. On y trouve généralement deux pièces, séparées par un vitre sans teint. D’un côté, l’utilisateur réalise la tâche avec un observateur à ses côtés. De l’autre, l’équipe du site observe en direct et peut éventuellement poser des questions via l’observateur. Le laboratoire est généralement équipé de caméras et de microphones pour tout enregistrer.

Dans une méthode D.I.Y., tout ce dispositif n’est pas nécessaire. Une salle de réunion suffira.

L’enregistrement

Pour garder une trace du test et pouvoir l’analyser plus tard, il va falloir de quoi enregistrer les sessions. Si on considère que vous utilisez un ordinateur portable récent, vous avez déjà une caméra (la webcam) et un microphone intégré. Il ne vous manque plus qu’un logiciel pour enregistrer. Voilà une liste non exhaustive d’outils:

  • Camstudio, pour Windows. Ce logiciel est gratuit et permet d’enregistrer l’écran et le microphone
  • Windows Media Encoder, pour Windows. Offert par Microsoft, ce logiciel permet d’enregistrer l’écran et le microphone
  • Silverback, pour Mac. Développé par Clearleft, ce logiciel coûte $70 et permet d’enregistrer l’écran, le micro et la webcam. Il dispose de fonctionnalités spécialement pensées pour les tests utilisateurs comme la possibilité d’enregistrer plusieurs sessions ou d’indiquer des moments intéressants pendant une session à l’aide d’une télécommande.
  • Quicktime, pour Mac. Installé sur tous les macs récents, Quicktime permet d’enregistrer gratuitement l’écran et le microphone.

À ce stade, vous avez quasiment tous les éléments pour effectuer un test utilisateur. Il ne manque plus que le scénario. Pour cela, voyons comment se déroule un test.

Les sessions

Avant la session, et avant l’arrivée des participants, il y a une phase préparatoire:

  1. préparez l’ordinateur qui va servir aux tests en installant les logiciels
  2. vérifiez que le site est testable
  3. désactivez ce qui pourrait gêner le test: les alertes e-mail, les antivirus, les notifications de mises-à-jour, etc.
  4. imprimez les documents: accords de participation, NDA (accords de confidentialité) et le scénario

Lorsque vous êtes prêt, vous pouvez accueillir le premier utilisateur. Présentez-vous en tant qu’observateur et non pas comme concepteur du site. Ainsi, il n’aura pas peur de vous blesser en exprimant des critiques. C’est aussi à ce moment là que vous allez donner sa compensation au participant. Il pourra ainsi réaliser le test sans avoir à «réussir» le test pour gagner de l’argent.

Ces formalités réglées, vous pouvez vous installer pour débuter la session.

Pour commencer, expliquez au participant le déroulement de la session. C’est peut être la première fois qu’il participe à ce genre de test. Rassurez-le sur l’objectif de cet exercice: il s’agit de tester l’interface du site et non pas de juger ses capacités à réaliser des tâches. Votre participant doit être à l’aise et rassuré pour faire ce test dans de bonnes conditions.

Faites-lui signer l’accord de participation et un NDA si nécessaire. Cela vous permet d’avoir un peu de temps pour (ré)initialiser le test. Pensez à effacer l’historique et les cookies du navigateur. Ce serait dommage de gâcher une session parce que la saisie d’un précédent participant apparait dans l’autocomplétion du navigateur.

Ensuite, discutez un peu avec le participant pour le connaitre un peu. Quels sont ses sites préférés ? Combien de temps passe-t-il sur Internet ? Cela va permettre de connaitre ses habitudes et son niveau de maîtrise de l’outil informatique. Profitez-en pour obtenir quelques détails qui pourraient permettre de personnaliser le scénario. Ce sera plus simple pour lui de s’imaginer dans une situation taillée sur mesure qu’avec un scénario standard totalement hypothétique.

À présent, le participant va devoir réaliser les tâches du scénario qui vous aurez défini. Vous pouvez lancer l’enregistrement.

Habituellement, je commence avec une tâche simple de repérage. Cela va permettre au participant de s’exercer à la pensée à haute voix. Pour cela, j’ouvre généralement la page d’accueil du site et je lui dis la chose suivante:

«Voici un site Web. Est-ce que vous pourriez me dire si vous comprenez à quoi sert ce site et quelles sont les possibilités qui vous sont offertes. Pour le moment, je vous demande juste d’observer. Vous pouvez faire défiler la page, mais pas cliquer pour le moment». Votre participant devrait commencer à observer et dire à haute voix ce qu’il voit. Si ce n’est pas le cas, inciter le à parler. Un simple «à quoi cela vous fait penser ?» ou «qu’est-ce que vous voyez ?» devrait l’aider.

Les autres tâches dépendront de ce que vous souhaitez tester. Pour cela imaginez un contexte et un objectif. Donnez ce contexte à votre participant et demandez lui d’atteindre l’objectif. Vérifiez si cela se passe comme vous l’aviez supposé. S’il vous pose des questions, n’y répondez pas, sauf si ça l’empêche de progresser.

L’ensemble des tâches devra tenir dans une session de 20 minutes environ. Pendant ce laps de temps, vous devriez pouvoir réaliser 3 ou 4 tâches sans que cela soit pénible pour l’utilisateur.

À la fin de la session, vous pourrez répondre à ses questions avant de le remercier. Prenez ensuite quelques minutes pour prendre des notes sur la session.

Vous pouvez alors passer à un autre utilisateur.

Lorsque toutes les sessions sont terminées, collectez tous les enregistrements pour les analyser.

Passage en caisse

Si on fait le compte, on arrive à la facture suivante:

  • rémunération d’un participant : 40€
  • lieu : 0€
  • observateur : 0€
  • logiciel : entre 0 et 70€

En choisissant bien vos options, un test revient donc à environ 40€ par utilisateur.

Dans un prochain article, nous verrons une variante encore moins coûteuse: le test guérilla, ou comment faire des tests sur le terrain.

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